Jacques Mariani à sa sortie du TGI de Marseille
C'est depuis la maison d'arrêt de Saint-Maur, où il purge une peine de 15 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat d'un nationaliste corse, que Jacques Mariani aurait organisé, en 2008 et 2009, avec l'aide de complices, un racket aux dépens de boîtes de nuit, d'un restaurant d'Aix-en-Provence et d'une discothèque des Alpes-de-Haute-Provence.
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Son épouse, Stéphanie Luciani-Mariani, a écopé de 18 mois de prison dont 12 avec sursis et de 70.000 euros d'amende. Des peines de prison allant du sursis simple à 3 ans d'emprisonnement, dont la moitié avec sursis, ont été prononcées à l'encontre des sept autres prévenus, ainsi que des amendes allant jusqu'à 30.000 euros. La présidente de la 6e chambre économique du tribunal correctionnel de Marseille, n'a pas suivi les réquisitions de relaxe concernant l'une des trois femmes de ce dossier - épouse du gérant de fait d'un établissement de nuit – la condamnant à 10.000 euros d'amende.
La particularité de ce dossier réside dans le fait que les dirigeants d'établissements, considérés initialement par les enquêteurs comme des victimes, ont finalement été mis en cause aux côtés des époux Mariani pour abus de biens sociaux, travail dissimulé, détournement de fonds et complicité d'extorsion selon les cas.
Dans ses réquisitions, le vice-procureur Marc Rivet avait brossé un portrait sévère de Jacques Mariani, évoquant "un criminel aguerri", "sans limite", déjà condamné pour assassinat, "endurci", "sans regrets et, je crois, sans remords".



