L'homme est revenu sur ses déclarations à l'audience

L'homme est revenu sur ses déclarations à l'audience

L'ancien directeur d'école qui a reconnu avoir abusé de sa fille, est revenu hier sur ses déclarations.

Hier, l'homme de 48 ans accusé d'inceste, et qui avait admis avoir violé sa fille, est revenu sur ses déclarations devant la Cour d'assises d'Ajaccio.

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Depuis deux ans et demi, cet ancien directeur d'école de Bonifacio avait reconnu à plusieurs reprises, avoir abusé de sa fille alors qu'elle n'était âgée que de dix ans, et ce jusqu'à sa quinzième année. La jeune fille avait alors dénoncé son père après avoir confié à sa sœur être victime de sévices.

 

 

 

Le prévenu est revenu sur ses déclarations devant la Cour alors qu'il avait avoué à cinq reprises devant les gendarmes et sept fois devant le juge lors de l'enquête. Les expertises psychologiques avaient également conclu que l'homme avait eu des relations sexuelles avec sa fille.

 

Pourtant, l'homme récuse ses propres aveux en expliquant "qu'il avait eu un comportement suicidaire alors qu'il était en garde à  vue, et ne pensait pas arriver en vie jusqu'au procès".

 

Il avancera des problèmes de couple, une épouse qui avait un penchant pour l'alcool et le naufrage de son foyer tant sur le plan domestique que financier, pour toute défense.

 

Ses avocats, maître Karine Foata et maître Antoine-Pierre Carlotti s'appuient davantage sur les conditions de sa garde-à-vue qui l'auraient poussé à avouer ces viols.

 

Le président Jean Brunet expose des éléments troublants, tels que des SMS envoyés à sa fille: "vilaine, moi vouloir toi". Et s'interroge sur le simple fait que l'homme ait attendu d'être jugé pour nier.

 

Pour la défense, maître Marylène Cammili Bucquet et l'avocat général Patrick Gosselin, "comment était-il possible à une enfant de 10 ans de résister à un adulte, qui plus est lorsqu'il était question d'autorité parentale?"

 

Le prévenu assurera n'avoir "jamais été violant ou menaçant".

 

 

 

L'audience s'est arrêtée hier alors que l'homme expliquait qu'il était revenu sur ses déclarations "pour son honneur et pour sa famille, après avoir fréquenté de vrais pervers en prison".

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