Les élus corses, à la sortie de l'entretien avec le ministre
La délégation d'élus corses, reçue hier par le ministre d'Etat et garde des sceaux Michèle Alliot-Marie, aura obtenu gain de cause.
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Après la lettre ouverte du ministre sur le rapprochement des détenus, qui avait fin un tollé et avait été qualifiée "d'inappropriée et inutile" par le président de l'exécutif Paul Giacobbi; Michèle Alliot-Marie a décidé d'accorder 20 nouvelles places à la prison de Borgo pour répondre au besoin du rapprochement des détenus.
La réorganisation du quartier carcéral de Borgo débutera immédiatement pour être effective à compter du 1er janvier 2011. Vingt places supplémentaires pour un total de quarante-huit.
Michèle Alliot-Marie avait déclaré: "177 condamnés d'origine corse ont été affectés à Borgo depuis 2004. Aujourd'hui, 27 condamnés (sur 28 places) s'y trouvent et cinq avis favorables au transfèrement sur Borgo ont été prononcés début mai".
Pour être éligibles au rapprochement, les détenus devront répondre aux critères d'affectation relatifs à "la longueur de la peine, la dangerosité, le comportement en détention, la nature du projet d'exécution des peines et bien sûr le maintien des liens familiaux".
"Les condamnés relevant d'un régime de centrale, en raison de leur profil, ne peuvent être affectés en centre de détention" a précisé Michèle Alliot-Marie. Le garde des sceaux propose néanmoins un rapprochement dans la centrale la plus proche de l'île, à Arles.
Le ministre conclut: "je n'entends pas appliquer à la Corse, un régime différent de celui du continent".



