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Rassemblement à Evisa pour dénoncer la violence

Un rassemblement de soutien a réuni 350 personnes samedi 1er juin devant les locaux d'une société de BTP à Evisa en Corse-du-Sud, visée par un incendie criminel dans la nuit du 9 au 10 mars dernier. L'entrepreneur avait alors ouvertement dénoncé des tentatives d'intimidations et de rackets. 

  • Par Grégoire Bézie
  • Publié le 01/06/2013 | 11:20, mis à jour le 01/06/2013 | 19:08
350 personnes se sont réunies samedi 1er juin devant les locaux reconstruits de l'entrepreneur © S.WOLINSKY/FTVIASTELLA
© S.WOLINSKY/FTVIASTELLA 350 personnes se sont réunies samedi 1er juin devant les locaux reconstruits de l'entrepreneur
Des personnalités du monde artistique, intellectuel et de la société civile, se sont réunies samedi à Evisa pour apporter leur soutien à la famille de Jean-Jacques Ceccaldi. Ce collectif de soutien organisait un débat public pour dénoncer "les agissements de ceux qui veulent prospérer sur le travail d'autrui".

350 personnes se sont ainsi rassemblées devant les locaux reconstruits de la société de BTP pour "peser sur ceux qui ont la responsabilité de traduire en actes concrets, ce qu'ils nomment à longueur d'année +l'Etat de droit+". 
Rassemblement à Evisa pour dénoncer la violence
Jean-Jacques Ceccaldi, entrepreneur de travaux public; Gisèle Casabianca, entrepreneur de travaux public; Jean-Claude Acquaviva, Ligue des Droits de l'Homme

"Il est important d’être au côté de ceux qui osent dénoncer de tels actes et qui démontrent qu’il n’y a pas d’omerta en Corse", a déclaré  dans un communiqué André Paccou, porte-parole de la Ligue des Droits de l'Homme Corse, "Il n’y a pas de fatalité mais la nécessité pour les citoyennes et les citoyens d’agir lorsqu’il s’agit de défendre les libertés".

Dans la nuit du 9 au 10 mars, le hangar de l'entreprise Aitone TP avait été entièrement ravagé par un incendie, détruisant plusieurs engins de chantier. L'entrepreneur avait ouvertement témoigné sur les nombreuses tentatives d'intimidations et de rackets dont il faisait l'objet depuis plusieurs années.

Deux frères Maxime et Dominique Luciani ont été mis en examen dans ce dossier pour "destruction par incendie" et incarcéré à la maison d'arrêt d'Ajaccio.

 

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